Un monument classé ne se traite pas comme une salle blanche. Aucune fixation dans la pierre, aucune source chaude à moins de deux mètres d'une boiserie, et un chemin de câbles qui ne coupe jamais une issue de secours.
Nous partons toujours d'une visite technique avec le régisseur du lieu, trois mois avant la date. On y valide les points d'alimentation, les charges au sol et les zones interdites. Le plan de feu est ensuite écrit sur ce relevé, pas sur une photo trouvée en ligne.
Le résultat tient en une règle : la lumière doit donner l'impression que le lieu a toujours été comme ça, le soir. On dessine les volumes, on réchauffe la pierre, on laisse des zones d'ombre. Un monument entièrement éclairé perd sa profondeur.